Les cloisons intérieures sont réalisées sur une ossature en épicéa de 95 x 45 mm et habillée de dalle d'OSB 3 à rainure et languette.

Après prises de dimensions, les éléments de l'ossature sont coupées à la scie radiale à onglet. Cette scie permet d'obtenir des coupes parfaitement d'équerre, ce qui facilite grandement l'assemblage et garantie une grande précision.
Tous les montants de porte sont doublés, ce qui permet une plus grande rigidité de la structure.

Le budget visserie devient rapidement conséquent. Les vis utilisés sont des 8 x 120 ou 8 x 80, et il en faut beaucoup. De plus il faut une visseuse avec un couple important, idéalement une visseuse à chocs qui diminue les retours dans les bras. Autre critère, disposer d'assez de batterie ou d'une recharge rapide, la consommation est importante.

Au rez-de-chaussée, sur la dalle béton, la structure est arrimée avec des goujons FBN II de 8 x 110. Une bande fait office de barrière de capillarité (c'est la même que pour la lisse basse). Le morceau de fibralith complète cette fonction et assure (sans garantie) un rôle de rupteur de pont thermique.

L'habillage en OSB est démarré par clouage sur l'ossature. La finition précise des ouvertures se fait à la défonceuse équipée d'une fraise à affleurer.

Les volumes prennent forme.

A l'étage, une bande de phaltex est disposée entre l'ossature de la cloison et la structure de la maison. Elle a pour rôle de limiter la transmission des bruits d'impact et aériens à la structure de la maison. Ce matériaux est disponible en panneaux, mais la découpe est assez fastidieuse, la laine de bois étant bitumée, elle s'agglomère dans l'échappement de la scie circulaire et à tendance à recouvrir l'auto-constructeur d'un épais manteaux le rendant assez velu.

150 dalles d'OSB, soit environ 250 mètres carrés, mais surtout 1800 kilos de plaques à ranger.

Le plaisir des découpes en onglets. Dans ce cas, l'ossature a directement été montée en place. L'autre difficulté, plus psychologique de l'exercice, est d'installer ce type de construction, d'approche relativement industrielle, sur une structure de type traditionnelle.

L'habillage se fait assez rapidement, pour peu que les premières dalles soient bien alignées entre elles. Il faut donc les disposer et les caler sur le premier rang, avant de les fixer.

Après cette première étape, les cloisons sont à isoler. Ici la problématique n'est pas d'ordre thermique, mais acoustique. L'isolant retenu est la laine de chanvre en rouleaux de 60 cm de large pour une épaisseur de 10 cm. Cette largeur a rythmé la distance entre les montants de l'ossature. C'est d'ailleurs une dimension très courante, 625 mm qui est utilisée en entraxe. Le montant mesurant de 45 mm d'épaisseur, ceci laisse un espace de 580 mm, l'isolant se trouve ainsi légèrement comprimé, ce qui est nécessaire pour l'isolation acoustique. Ainsi le travail de découpe est grandement facilité.

Le réseau électrique a été préalablement déployé et surtout repéré avant de calfeutrer et de refermer les cloisons. La laine de chanvre est découpée puis fixée avec des agrafes (au moins tous les 20 cm) sur les montants.

Ici, pas découpe d'angle, le travail se fait rapidement. Le confort acoustique, entre le paille encore brute et la laine de chanvre est assez exceptionnel, mais les murs ne peuvent rester en l'état.

Les joyeuses découpes peuvent reprendre, sans oublier les emplacements des boîtes électriques. L'isolant est aussi dans l'épaisseur légèrement comprimé.

La cloison achevée, celle-ci devient nettement plus rigide. Les dalles d'OSB participent au contreventement de la cloison et l'isolant lui confère un son mat lors des impacts.