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Relevés de température et d'humidité

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Présenté par Eddy Fruchard sur son site orienté technique de construction la sonde mesure de température et d'humidité autonome permet d'enregistrer sur une longue période ces deux grandeurs et de les récupérer sur un ordinateur. Après une commande chez Econologie qui distribue quantité de produits intéressants, la collecte de données a pu commencer.

La sonde a été placée sur le chantier, au rez-de-chaussée.

L'ensemble des données a été agrégée pour reprendre un historique suffisamment long.

L'isolation n'étant pas encore réalisée entièrement, les températures restent encore basses. Malgré tout un petit poêle d'appoint de 3 KW au gaz permet d'apporter un confort négligeable au détriment d'un apport important d'humidité. Le point de rosé reste néanmoins assez éloigné de la température. L'installation imminente du poêle à granulés permettra d'apporter quelques calories sans générer d'humidité dans la maison.

 

Cloisons

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Les cloisons intérieures sont réalisées sur une ossature en épicéa de 95 x 45 mm et habillée de dalle d'OSB 3 à rainure et languette.

Après prises de dimensions, les éléments de l'ossature sont coupées à la scie radiale à onglet. Cette scie permet d'obtenir des coupes parfaitement d'équerre, ce qui facilite grandement l'assemblage et garantie une grande précision.

Tous les montants de porte sont doublés, ce qui permet une plus grande rigidité de la structure.

Le budget visserie devient rapidement conséquent. Les vis utilisés sont des 8 x 120 ou 8 x 80, et il en faut beaucoup. De plus il faut une visseuse avec un couple important, idéalement une visseuse à chocs qui diminue les retours dans les bras. Autre critère, disposer d'assez de batterie ou d'une recharge rapide, la consommation est importante.

Au rez-de-chaussée, sur la dalle béton, la structure est arrimée avec des goujons FBN II de 8 x 110. Une bande fait office de barrière de capillarité (c'est la même que pour la lisse basse). Le morceau de fibralith complète cette fonction et assure (sans garantie) un rôle de rupteur de pont thermique.

L'habillage en OSB est démarré par clouage sur l'ossature. La finition précise des ouvertures se fait à la défonceuse équipée d'une fraise à affleurer.

Les volumes prennent forme.

A l'étage, une bande de phaltex est disposée entre l'ossature de la cloison et la structure de la maison. Elle a pour rôle de limiter la transmission des bruits d'impact et aériens à la structure de la maison. Ce matériaux est disponible en panneaux, mais la découpe est assez fastidieuse, la laine de bois étant bitumée, elle s'agglomère dans l'échappement de la scie circulaire et à tendance à recouvrir l'auto-constructeur d'un épais manteaux le rendant assez velu.

150 dalles d'OSB, soit environ 250 mètres carrés, mais surtout 1800 kilos de plaques à ranger.

Le plaisir des découpes en onglets. Dans ce cas, l'ossature a directement été montée en place. L'autre difficulté, plus psychologique de l'exercice, est d'installer ce type de construction, d'approche relativement industrielle, sur une structure de type traditionnelle.

L'habillage se fait assez rapidement, pour peu que les premières dalles soient bien alignées entre elles. Il faut donc les disposer et les caler sur le premier rang, avant de les fixer.

Après cette première étape, les cloisons sont à isoler. Ici la problématique n'est pas d'ordre thermique, mais acoustique. L'isolant retenu est la laine de chanvre en rouleaux de 60 cm de large pour une épaisseur de 10 cm. Cette largeur a rythmé la distance entre les montants de l'ossature. C'est d'ailleurs une dimension très courante, 625 mm qui est utilisée en entraxe. Le montant mesurant de 45 mm d'épaisseur, ceci laisse un espace de 580 mm, l'isolant se trouve ainsi légèrement comprimé, ce qui est nécessaire pour l'isolation acoustique. Ainsi le travail de découpe est grandement facilité.

 

Le réseau électrique a été préalablement déployé et surtout repéré avant de calfeutrer et de refermer les cloisons. La laine de chanvre est découpée puis fixée avec des agrafes (au moins tous les 20 cm) sur les montants.

Ici, pas découpe d'angle, le travail se fait rapidement. Le confort acoustique, entre le paille encore brute et la laine de chanvre est assez exceptionnel, mais les murs ne peuvent rester en l'état.

Les joyeuses découpes peuvent reprendre, sans oublier les emplacements des boîtes électriques. L'isolant est aussi dans l'épaisseur légèrement comprimé.

La cloison achevée, celle-ci devient nettement plus rigide. Les dalles d'OSB participent au contreventement de la cloison et l'isolant lui confère un son mat lors des impacts.

 

Bardage

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Le choix s'est porté sur un bardage à couvre joint en douglas non traité

Le bois en provenance directe de la scierie est dans cette configuration très abordable :

 

  • 6,58 €TTC par mètre carré de volige en 15 cm par 18 mm par 3 mètres
  • 1,39 €TTC par mètre linéaire de couvre joint en 5 cm par 3 mètres
  • Soit un total d'environ 700 €TTC auquel il faut ajouter 300 € de clous inox ainsi que les tasseaux.

 

Acceptant que le bois grise dans le temps, l'absence de traitement permet d'imaginer réutiliser le bois sans tracas particulier lors qu'il sera déposé. De plus, ayant commandé plus de bois que nécessaire, les voliges restantes seront rabotées et utilisée dans l'aménagement intérieur.

La pose à couvre joint est donc intéressante, elle a aussi pour avantage de pouvoir facilement réparer une ou plusieurs lames sans avoir à déposer l'ensemble d'une façade comme dans le cas d'une pose à languette ou en clin. Les couvres joint sont sélectionnés afin de ne pas contenir de noeuds qui pourraient compromettre leur solidité.

Tout d'abord, des tasseaux sont posés verticalement, cloués aux montants de la structure de l'ossature bois. Des contre-liteaux sont posés horizontalement pour accueillir les lames du bardage. Ceci ménage un espace plus que suffisant pour la ventilation de l'arrière du bardage.

La lame d’air est impérative à l’arrière des lames de bardage pour l’évacuation de l’humidité provenant d’infiltrations ou de condensations éventuelles. Les tasseaux de fixation remplissent ce rôle.

Les ventilations haute et basse doivent être d’au moins 50 cm² par mètre linéaire, ce qui représente l’équivalent d’un rectangle de 5 mm sur 1 m.

Les emplacements des tasseaux sont repérés au cordeau à tracer.

Entraxes entre les tasseaux (selon DTU 41.2) :

  • Inférieur à 40 cm pour les lames de plus de 15 mm
  • Inférieur à 65 cm pour les lames de plus de 18 mm
  • En bord de mur ou de menuiserie, la portée est de 3 cm maximum.

Quelques règles pour le clouage

  • A au moins 15 mm du bord
  • Les lames de plus de 100 mm de large sont clouées au 1/3 et au 2/3 de la largeur
  • Les lames de moins de 100 mm sont clouées avec une seule fixation
  • Il est possible d’augmenter la résistance à l’arrachement en clouant en biais
  • Le clou doit être au moins enfoncé de 30 mm dans le support
  • Il ne faut pas clouer ensemble des pièces qui se chevauchent car cela limite la mobilité du bois qui risque de se fendre. Les clous des couvre-joints devront donc être d’une longueur de 30 + 18 + 18 soit 66 mm environ
  • La pénétration des têtes de fixation dans le bois ne doit pas dépasser 1 mm

Les lames avec les cernes perpendiculaires, dites lames sur quartier sont les plus adaptées car moins sensibles à la fissuration et aux variations dimensionnelles.

Les lame sur dosse seront posées avec la face côté cœur la vers l’extérieur pour limiter l’apparition de fissure sur la face visible.

Quelques sources d'informations :
  • CNDB
    • Les bâtiments en bois en milieu rural
    • Les essentiels du bois – N°5 Revêtements extérieurs en bois
  • CTBA
    • Assemblages Bois et dérivés - Conception système – Bardages bois
    • Construire en ossature bois
  • Bois.com http://www.bois.com/particuliers/amenager/revetement-exterieur/guide-achat-bardage/pose
Les lames sont toutes coupés en biseau, ce qui permet à l'eau de partir vers l'extérieur en formant une goutte qui va tomber, au lieu d'imprégner le pied de la lame. C'est pourquoi cette découpe est appelée profil format larmier.
Pour des raisons plus esthétiques les lames du haut sont coupées en onglet en plus du larmier. La pose en décalée donne un cassure rendant la façade un peu moind imposante. Pour cette même raison, les lames de l'étage sont posées plus en avant, améliorant aussi la ventilation de la sous face.
Sur cette photo, la technique d'alignement est compréhensible. Une règle en aluminium est placée de niveau et maintenue avec des presses sur les lames du dessous. Ensuite les lames sont mises en appui et cloué. Dans cette phase, l'aplomb n'a pas nécessité d'être très précis, ce sont surtout les couvres joints qui seront à disposer avec précision.
Afin de recréer le style des fermes traditionnelles de la région, des piliers sont réalisés. La solution maçonnée n'ayant pas été retenue pour des raisons de travail différent dans le temps de la structure bois, ce sont des panneaux de fibralith qui sont montés sur une ossature en bois. Dans un premier temps, ces panneaux ont été recouvert d'une couche fine d'enduit à la chaux, permettant de protéger l'ouvrage et surtout de paraître un peu moins triste que le gris "béton" de la fibralith.
Les dernières lames, le long du pilier factice, ont été simplement visée dans l'attente de l'enduisage des piles.
 

Temps passés

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Pour l'avoir vu sur un autre site (celui de la construction de notre charpentier, Eddy Fruchard http://boisdebout.wordpress.com/), voici un état des temps passés.

Depuis le ramassage de la première botte 1326 heures ont été passées pour la maison, en dehors de l'intervention des artisans qui sont comptées dans une autre unité que les heures. A raison de 8 heures par jour, ce qui est en dessous de la réalité je pense, cela représente 164 jours de travail.

Le trio de tête est le suivant :

  • 66 jours pour la paille, de la coupe dans les champs à la coupe sur les murs,
  • 29 jours pour la pose des ouvertures (seuil, appui, etc...)
  • 24 jours pour le nettoyage et l'entretien du terrain

Trois personnes qui interviennent la même journée, sont comptées comme trois jours.

Tout se temps se réparti sur 20 personnes, j'en remercie donc 19 !

 

Voiture d'auto-contructeur

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Il y a un an, il me semblait qu'une twingo suffirait. Et dans le cas de la photo, la voiture n'est pas tellement chargée.

 
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